Je me suis endormi tard hier la nuit dernière, emporté dans mes réflexions. Je m’étais à peine endormi qu’A a gratté à la porte pour entrer dans la chambre. M l’a suivi et nous nous sommes endormis les uns contre les autres. Je ne me réveille pas trop tard pourtant. Après la balade matinale et une douche, je descends au sous-sol confectionner mes colis. J’aurai terminé en début d’après-midi, passerai à la poste et pousserai vers le sud pour me réapprovisionner en timbres chez RC. Au préalable, je roule vers S récupérer la biographie de Walter Benjamin par Bruno Tackels. Je sonne chez CS, en visite de courtoisie, mais il est absent. J’ai trouvé la biographie de W. Benjamin chez JJB, un bouquiniste de la région que je n’avais jamais rencontré. Il travaille un peu de la même manière que moi, en solitaire essentiellement, dans une grande demeure qu’il a dédiée à son activité. J’avais déjà déniché cette biographie chez un confrère, MK, que je n’ai pas revu depuis plus d’un an maintenant, l’avais offerte à A la semaine dernière et j’en cherchai donc un autre exemplaire. J’ai la surprise de constater que la maison de RC se trouve à deux pas. J’emporterai aussi quatre pots de confiture d’églantine pour A et N et une part de gâteau aux pommes offerte par F. Je rentre dans la grisaille et la pluie, m’allonge au retour pour ouvrir le livre de Bruno Tackels, mais je m’assoupis. A, M et moi repartons en balade par l’allée des marronniers, mais nous ne pousserons pas jusqu’au centre. Dans la maison fraîche et sombre, j’entreprends la saisie de bande-dessinées, Les aventures de Yann Le Vaillant, Félix le chat… Le lot touche à sa fin, j’aurai donc terminé avant les fêtes.
Ne me resterait plus qu’à écrire quelques lignes valables pour parachever ma vie. Je ne vois pas ce que je pourrais avoir envie de vivre d’autre, ou alors, si, peut-être, continuer à lire, à apprendre.