Le salon de C s’est terminé. L’idée de le voir arriver avait provoqué des montées de stress sournoises pour moi au préalable, mais les quatre jours se sont bien déroulés, avec des moments sympathiques, comme des échanges avec différents libraires que j’apprécie, SH ou XL qui m’a invité hier soir à dîner après le remballage. La journée de samedi passée dehors sur nos stands avec XH nous fut profitable. J’étais heureux qu’il puisse enfin connaître un bon chiffre d’affaire, il s’en trouvait tout remonté et motivé. Dans l’ensemble, malgré quelques grincements, nous fûmes positivement acceptés. Il se trouve que je n’ai pas acheté un livre au salon cette année. Malgré quelques envies, j’ai préféré garder mes économies.
Vendredi, J était venue chercher les chiens en mon absence, la journée commence donc sans eux. Leur présence manque. Je ne peux encore me reposer de ces quatre jours, la vingtaine de colis du week-end m’attend. Je termine vers 14h30 et, après le passage à la poste et au relais colis, je file vers R récupérer de nouveaux timbres chez RC. F m’entretient de son besoin de travail au grand air alors qu’elle bine dans le jardin. Elle préfère travailler, dit-elle, ainsi elle ne pense pas à son fils disparu. Alors, quel deuil cacherai-je donc moi-même en ne cessant de travailler ? Elle ne râlera pas trop contre RC cette fois. Je rentre avec la nouvelle voiture, à laquelle je m’accommode, profitant de l’air doux et du soleil par la fenêtre ouverte. Finalement, après des courtes nuits, je m’assoupis quelques minutes avant que J n’appelle pour prendre des nouvelles. Elle me parle des chiens aussi et de sa petite forme, de sa solitude. J’entreprends ensuite de saisir quelques livres, de ceux que j’ai achetés à P à l’automne. P se trouve de l’autre côté de la planète, à Taïwan, avec son syndicat d’expert. Il n’a pas participé au salon de C cette année. Je rappelle SS qui m’avait appelé pendant le dîner. Il me parle avec grand espoir de l’intervention américano-israélienne en Iran. Sa famille se porte bien. Les liaisons avec la pays sont coupées, mais il pense que ses proches avaient anticipé en faisant provision de suffisamment de vivres. Il espère fêter la libération bientôt, me dit qu’il m’invitera au restaurant. Je continue la saisie de stock, répond aux questions de clients. L’heure est avancée déjà. En soirée, je reçois quelques messages d’Elle qui reprend « la boule au ventre » son travail demain, après deux semaines de stage dans un CMPP, expérience qu’Elle a beaucoup apprécié. Je reprends la biographie de Spinoza.