Mercredi 11 mars 2026

Posted By: Gabriel Feret In: Journal d'un libraire On: mercredi, mars 11, 2026 Hit: 2

Je n’avais pas saisi un livre en stock, ou presque, depuis une semaine. Mercredi dernier, je suis parti chercher un lot de livres à N avec XH. Nous avons mangé une saucisse-purée en terrasse en face de la gare, au soleil, premier repas en extérieur de la saison. L’enlèvement des livres s’est opéré facilement. Au retour, nous sommes passés prendre un autre lot de livres chez RN réservé par  XH. RN m’a donné des nouvelles des prochaines puces de N, qui semblent mal barrées. Aujourd’hui, XH est venu chez moi et nous avons passé l’après-midi à trier le lot acquis la semaine passée. Beaucoup de littérature, un peu de sciences humaines et de régionalisme. Nous avons équitablement partagé et XH, je crois, est reparti content. Il faut dire que le lot n’était pas cher, le travail de débarras jouant sur le prix. Jeudi dernier, je suis parti à P chez les parents. J’étais préalablement passé à la librairie chercher Là où tu vas, bande-dessinée d’Etienne Davodeau sur le travail de son épouse avec des personnes sujettes au troubles cognitifs, surtout de mémoire. Je l’ai offert à ma mère et il semble qu’elle en est été ravie. Nous avons parlé, nous nous sommes promenés, j’ai réglé des problèmes d’ordinateur… Je suis reparti content, tout comme eux je crois, avec quelques livres dans ma valise, dont la correspondance de Walter Benjamin, édité chez Aubier et Faux pas, de Maurice Blanchot, 1943, avec un rare envoi de l’auteur à Marcel Arland. J’avais hésité sur cet achat, réfléchissant les derniers temps à moins me laisser tenté par la bibliophilie, et puis je n’ai pas su résister cette fois. De retour dimanche, j’ai retrouvé les chiens et J, qui avait profité d’un week-end à la maison avec eux. Après une promenade ensemble, J est repartie me laissant A et M. Je ne les avais pas vus depuis plus d’une semaine. Je me suis trouvé hier mardi et avant-hier lundi pris d’une grande fatigue, qui m’a terrassée, probablement un virus, peut-être le covid, qui m’avait déjà mis hors jeu pour deux jours seulement, quelques fois. J’ai malgré tout toujours réagi peu sensiblement à cette maladie. Malgré tout, j’ai dû péniblement assuré les commandes enregistrées pendant mon absence, en parsemant ma progression de pauses, de longues siestes, qui ne m’ont pas empêché pas de dormir durant la nuit. J’ai immédiatement senti hier soir que je me sentais mieux, et j’ai pu être actif aujourd’hui, avec la visite de XH, m’occuper des chiens, de la maison, mais aussi, pour saisir mes premiers livres en stock depuis une semaine.