J’ai été pris hier d’une grande fatigue, après deux nuits d’insomnie successives. Je me sentais égaré, dépressif, mais une heure de sieste en début d’après-midi ont dissipé les ombres, juste avant que les chiens ne reviennent, à 15H30. J est passée rapidement cinq minutes puis elle est repartie vers I pour des examens médicaux, qui l’inquiétaient. Plus tard, elle me dira que la consultation s’est bien passée. Je l’avais invitée à nous rejoindre, E et moi, pour la soirée, mais elle a décliné, exténuée. J’ai pu donc papoté tranquillement avec E, avec qui nous avons évoqué les angoisses persistantes, nous nous sommes rappelé de la période du Covid, il y a 6 ans maintenant.
Seul A se réveille avec moi ce matin. Il a réussi à virer M dans la nuit, je ne sais pas comment, car d’habitude M prend le dessus sur lui. Nous sortons pour la petite promenade habituelle. Hier, j’avais eu le courage d’empaqueter mes colis. Quelques-uns se sont ajoutés. Je file à la poste avant la levée, échange quelques mots avec R, la guichetière. Elle n’a rien prévue pour le week-end, elle qui ne sait pas tenir en place, mais sa fille handicapée sera opérée la semaine prochaine. Je passe au relais colis ensuite avec la nouvelle voiture, que je n’ai pas encore utilisée cette semaine. Je voulais lui trouver quelques équipements, triangle de panne, gilets de secours… la récolte s’avère maigre, les produits trop couteux. Je prends un certain temps avant de comprendre le système d’ouverture de la trappe d’essence. A mon retour, je m’allonge, m’assoupis encore. Cette fois, M parvient à faire fuir A du lit. Il me sort de ma somnolence ponctuellement, en se plaignant. Nous partons pour le tour par l’Abbaye des R puis les remparts. Les flaques sont encore pleines de ces trois semaines de pluie continuelle. A se montre plus calme avec les chiens de passage. De retour, je réussis à me motiver pour me remettre au travail. Le lot de M. et Mme T est terminé ce jour. Il reste quelques détails à régler, mettre des prix sur quelques livres, saisir les trois derniers qu’il reste. Cette nouvelle me donne le sentiment du travail accompli, et, en même temps, annonce peut-être des temps plus difficiles, plus longs pour la saisie. Je vais devoir me remettre à trier, parmi mes cartons de vieilleries, alors que le lot T, exceptionnel, n’a laissé aucun rebut ou presque. J’en récolterai les bénéfices encore plusieurs semaines, plusieurs mois. Il a certainement sauvé mon année dernière, en a fait la meilleure depuis que j’ai commencé.
Demain, j’attends N et L pour déjeuner, A allant voir sa mère à M. J’hésite à emmener mes amis sur les coteaux jusqu’à l’Abbaye du S, en fonction du temps. Nous ne verrons certainement pas grand-chose de la plaine, la grisaille persiste.