J’attends J en fin de matinée, qui viendra récupérer A et M pour quelques jours. En attendant, et après la balade matinale avec eux, je descends au sous-sol exécuter la tâche des colis. J’ai tout juste terminé quand J arrive. Nous déjeunons assis au salon, comme à notre habitude. A tourne autour des assiettes, il éprouve encore nos limites concernant la nourriture. M, de son côté, somnole dans son panier. Elle semble âgée désormais à côté du jeune chien. J a apporté deux éclairs pour le dessert que nous partageons autour d’un café et d’un thé, avant que je ne parte à la poste, puis pour KB, J de son côté vers chez elle. Avec HG, nous évoquons les ravages de l’exposition sur les réseaux sociaux, en particulier pour les plus jeunes, et l’importance de maintenir intacte une vie intime, privée. Je parle de la nécessité pour moi de tenir un journal, une conversation qui s’apparenterait presque à une conversation entre deux amis. Mais je sais qu’il n’en est rien. De retour, je reprends l’introduction de Bruno Tackels dans sa biographie sur Walter Benjamin. Un livre imposant, avec lequel je passerai probablement plusieurs semaines. Je pars dans un rêve semi-conscient, dans lequel se mêlent l’évocation de W. Benjamin, d’Elle aussi, dans une chaleureuse douceur. Tout semble là, qui embellit ma vie. Je peine à ouvrir les yeux pour retourner travailler. J’envoie trois offres à des clients qui me les avait réclamées. C’est une très bonne journée de ventes. Plus tard, après le dîner, j’entreprends la saisie de nouvelles bande-dessinées, Little Nem, Gotlib, Rodolphe Töpffer… La maison est plongée dans le silence, sans M et A. J’apprécie ce moment paisible.