Contre toutes mes habitudes, j’écris ce jour férié, mais on peut préciser que cette journée n’est chômée qu’ici, dans ma région, contrairement au reste du pays et que j’avais l’intention de travailler aujourd’hui. Je me lève donc motivé, avant le tour habituel avec les chiens, sous le soleil et la confection d’un unique colis. En milieu de journée, j’ouvre un livre, reçois un message de RM qui m’annonce sa venue depuis C en vélo. Prévenu, j’apprête alors la maison qui avait triste mine, remets en ligne quelques livres que j’avais préparés. RM arrive juste quand je finis. Nous nous installons au jardin, où l’air est un peu trop frais encore pour y stationner longtemps. Nous parlons amicalement de nos relations, de librairie, de livres. J’en profite, comme je l’avais proposé à J la semaine dernière, de composer un livre pauvre avec lui. L’idée m’a été suggéré par la lecture de Pierre Bergounioux. J’espère mobiliser quelques amis à me suivre. RM se montre curieux, assez d’accord avec l’idée. Je le raccompagne ensuite à la sortie de R, puis bifurque sur les coteaux avec les chiens. Nous croisons un chevreuil au loin, qui nous guette avant de sauter une haie pour s’enfuir. Nous remontons vers le château en travaux, proche de la belle demeure en brique, isolée sur un talus, mais discrète dans son jardin arboré. Malheureusement, les constructions modernes, froides et grises, avec leurs piscines individuelles sont venus bouleverser cette quiétude. Quand j’arrive dans le quartier, AK et LK stationnent devant leur maison, me proposent de boire un verre (qui sera d’eau pour moi). AK me propose à nouveau gentiment de garder les chiens dans le cas où je serais absent. Nous parlons du quartier, de la maison voisine de la mienne qui est maintenant louée en location saisonnière. Le couple me propose de rester pour dîner, mais je décline, arguant un retard de travail. Pourtant, je n’aurai finalement que peu travaillé aujourd’hui. Au soir, j’ai encore un court appel avec AC, regarde une vidéo de Michel Butor parlant de la conception des livres pauvres. Dans mon élan, je lui propose à Elle aussi un projet en commun.