Lever tard, après un week-end fatiguant. Samedi, j’ai déballé aux puces place du marché à N. P s’est trouvé absent une bonne partie de la journée, son fils C l’a remplacé. Je me suis souvenu avec lui du temps de son enfance avec sa soeur P, lui ai raconté comment son père et moi étions devenus amis. Devant un client, C m’a qualifié de « parrain » pour lui. Hier, réveillé tôt, je suis allé me promener à la foire aux livres de St L. XH y montrait son stand. En rentrant, je suis passé récupérer A et M chez J, qui traîne une mauvaise forme, une fatigue tenace. Ce matin donc, les chiens m’entourent de leur chaleur quand je me réveille. Le temps a viré au froid, à la pluie, sous laquelle nous sortons sans conviction pour eux ni pour moi. Je descends au sous-sol rattraper les colis du week-end. Je ne finirai pas avant de partir à C en milieu d’après-midi. Il faut dire qu’ADC m’a appelé, toujours curieux du métier, de ses histoires, des nouvelles des libraires du coin. Il me dit ne pas réussir à visiter la place K à S, où les bouquinistes déballent trois fois par semaine. On le sent plein de regrets, de difficultés. Son emploi l’ennuie, mais il continue vaille que vaille pour ses filles. Nous essaierons de nous voir bientôt. Je passe à la poste avant de partir, mais elle a baissé le rideau de fer pour l’après-midi. De retour, j’appelle J qui m’a laissé un message. Elle tient à rester seule, ne s’étend pas, déprimée. Nous nous verrons jeudi soir avec E. Je finis la corvée de colis, pars en promenade avec A et M, qui nous entraîne vers le centre sous la pluie. Je finis ma session de saisie, que je n’avais pas terminée vendredi, en commence une autre. Je reprends le lot d’ADC justement, plein de vieilleries, de publications confidentielles et difficiles à vendre.
La poste a encore égaré l’un de mes colis, seulement cette fois, il s’agit du colis avec les deux Modiano avec envoi. S’il n’est pas retrouvé, la perte sera lourde.
Malgré cette morosité ambiante, je me sens bien.